dimanche 5 juillet 2009

Ça me fait marrer - 3


mercredi 1 juillet 2009

Tranquille

Le congé maternité c'est bien. Partout on me dit : dors, prends soin de toi, repose-toi, profite, etc.

Ce n’est pas si souvent dans une vie.

J'ai quand même des milliers de petites choses à faire, relatives à l'arrivée du Piti Gars, mais aussi à l'adaptation de mon activité indépendante à mon futur état de maman.

Je ne m'imagine pas arrêter de travailler, mais je veux aussi être présente le plus possible pour mon bébé. Rien d'original : c'est le dilemme que rencontrent la plupart des mères. Il est un peu plus simple à gérer en France qu'en Suisse, mais j'aurai l'occasion d'en reparler.

Bref, je travaille sur un nouveau site Internet, de nouvelles prestations, et j'adore ça.

En attendant, je réponds à l'invitation d'Anne qui propose à ses lecteurs de présenter l'environnement qui les inspire lorsqu'ils écrivent leurs posts.

Pour ma part, l'inspiration vient un peu partout, il n'y a pas de lieu privilégié. Par contre, à presque 8 mois de grossesse, je passe le plus clair de mon temps dans le seul fauteuil que je trouve confortable. Avec le coussin associé, vous avez là mes deux plus grands amis du moment :


lundi 22 juin 2009

Nicht Deutsch

Il y a un truc qui m'énerve depuis le début en Suisse, c'est la prépondérance de l'allemand sur tous les produits du quotidien. Lorsque je fais mes courses, je regarde souvent les ingrédients et les informations nutritionnelles. Je dois alors passer 1/4 d'heure à chercher la ligne minuscule en français.

Je n'aime pas l'allemand, j'en ai fait 5 ans à l'école et n'ai rien retenu à part :
1. une stupide comptine "Ich bin ein Hampelmann" (et essayez de caser cela dans une discussion),
2. la phrase toujours déclamée avec fierté : "Ich spreche nicht Deutsch."

Je lis tout ce qui me tombe sous les yeux. Depuis toute petite, je lis ce qu'il y a écrit sur les bouteilles de lait et les boîtes de céréales.
Je ne veux pas lire sur mes Spécial K le matin qu'il y a 7 % de fett et 56 % de reis & vollkorn-weizen.
Je ne veux pas ein Sommer T-Shirt gestalten sur lequel il sera marqué EinzigartIch.
Plus que tout, je ne veux pas que mon fils demande un jour à son père : "c'est quoi cette Flasche Milch ?"


Comment ça l'allemand est une des langues officielles suisses ?

mercredi 17 juin 2009

Me revoilà

Un nouveau coup de peinture sur le blog, des couleurs plus claires et aussi quelques nouvelles. Je ne suis pas tout à fait fan de la tapisserie derrière mais je ne sais pas comment faire pour en changer le style, donc pour le moment il faudra faire avec.

Le blog apparaît moribond ces temps derniers. Un peu moins d'envie d'écrire. Peut-être que le nouvel interlocuteur qui grandit en moi en est la cause. Pas mal de travail aussi.

En Suisse, le congé maternité commence officiellement le jour de l'accouchement. Beaucoup de femmes arrivent à obtenir un congé maladie de leur médecin environ 1 mois avant la date fatidique. Les autres perdent les eaux au boulot, ou presque. En France, je serais théoriquement en congé le 26 juin.

Etant indépendante, je fais ce que je veux de mes cheveux. J'ai donc décidé d'arrêter de donner des cours en présentiel le 30 juin et de continuer les corrections jusqu'à tant que je peux / veux.

Sinon :
Le Piti Gars se porte comme un charme.
Le Grand Gars a monté sa chambre tout seul le week-end dernier.
Je tricote. (Si c'est pas du cliché, ça.)
Je n'arrive plus à accélerer quand je marche. Sensation curieuse. J'ai à présent officiellement la démarche d'un culbuto (pour autant que l'on puisse parler de démarche pour un culbuto).
Je fais évoluer mon centre de gravité dans les rues généreusement obliques de Lausanne (ceux qui connaissent Lausanne compatiront).
Je me réveille la nuit et me balade dans l'appartement. Les gens ne cessent de dire que les nuits sont compliquées après l'accouchement. Personne ne dit que pour la mère, elles le sont déjà bien avant. Je soupçonne une préparation sournoise aux réveils nocturnes et vagissants à venir.

Bref, tout va très bien.

vendredi 22 mai 2009

Rien n’a été fait…

A l’automne 2008, certaines déclarations pouvaient laisser croire que les politiques feraient preuve de solidarité, de clairvoyance et de responsabilité. Que cette crise aurait à long terme, et par leurs actions concertées, des conséquences très positives pour le bien-être de l’humanité et de la planète. Dans l’histoire individuelle et collective, rares sont les moments où de réelles opportunités de changement se présentent.

Et pourtant, rien n’a été fait. Après un premier choc global qui aurait pu servir d’avertissement, les conditions d’une crise durable ont été mises en place. En effet, peut-on raisonnablement espérer résoudre une crise du surendettement (public et privé) par des « plans de relance » entraînant un hyper-endettement, supporté à terme par tous les contribuables ? Par le soutien ruineux d’entreprises sans perspectives d’avenir ? Par l’incitation à consommer en masse des produits qui ne répondent pas à de réels besoins ? Au-delà de la crise financière et économique, nous vivons aussi une crise des valeurs, dans une société qui valorise encore les excès et la spéculation.

Il est probable que ce système à la dérive implose d’une manière ou d’une autre au cours des prochains mois et années. Nous pouvons souhaiter que, sous la contrainte, soient alors établies les fondations d’un autre monde, comme suggéré par le prix Nobel Joseph E. Stiglitz.

Voici ce qu’écrivait John Kenneth Galbraith à propos de l’année 1930, dans son chef d’œuvre d’histoire économique publié en 1954 (« La crise économique de 1929 »). Les positions de la Harvard Economic Society ressemblent étrangement aux propos tenus cette année par nombre d’analystes, économistes et politiques…

« La Harvard Economic Society, on s’en souvient, s’était acquis jusqu’à l’été de la catastrophe une bonne réputation de pessimisme. Elle abandonna cette position durant l’été, lorsque la Bourse continua de monter et que les affaires semblaient bonnes.
Le 2 novembre, après la catastrophe, la société conclut que « la récession actuelle, à la fois des actions et des affaires, n’est pas le précurseur d’une crise des affaires ». Le 10 novembre, elle déclara de manière remarquable qu’une « crise grave comme celle de 1920-1921 est en dehors de toute probabilité ». Elle répéta son jugement le 23 novembre et, le 21 décembre, elle formula ses prédictions pour la nouvelle année : « Une crise semble improbable ; nous espérons une reprise des affaires pour le printemps prochain, avec une nouvelle amélioration à l’automne ».
Le 18 janvier 1930, la société annonça : « Des indications existent selon laquelle la phase la plus grave de la crise est terminée » ; le 1er mars : « À en juger d’après des périodes antérieures de contraction, l’activité des usines est maintenant définitivement sur la route de la guérison » ; le 22 mars : « la perspective continue d’être favorable » ; le 29 mars : « la perspective paraît favorable » ; vers mai ou juin, la reprise du printemps prédite dans nos lettres de décembre et novembre derniers devrait être clairement apparente » ; le 17 mai : « les affaires prendront un virage favorable, ce mois-ci ou le mois prochain, reprendront vigoureusement au troisième trimestre et termineront l’année à des niveaux nettement supérieurs à la normale » ; le 24 mai, la société suggéra que les conditions « continuent de justifier les prédictions du 17 mai ; le 21 juin : « malgré les irrégularités existantes, il y aura bientôt une amélioration » ; le 28 juin. Elle déclara que « les mouvements irréguliers et conflictuels des affaires devraient bientôt faire place à une guérison soutenue » ; le 19 juillet, elle indiqua que « des éléments fâcheux sont intervenus pour retarder la guérison, mais les faits indiquent néanmoins une amélioration substantielle » ; le 30 août 1930, la société déclara que « la crise actuelle avait perdu de sa force ».
Par la suite, la société se montra moins optimiste. Le 15 novembre 1930, elle déclara : « Nous sommes maintenant à la fin de la phase déclinante de la crise ». Un an plus tard, le 31 octobre 1931, elle disait : « Une stabilisation aux niveaux actuels est nettement possible ». Même ces dernières prédictions étaient par trop optimistes. Peu après, sa réputation d’infaillibilité plutôt éteinte, la société se saborda. »