mercredi 14 mai 2008

Y a plus qu'à...

Je vous parlais, il y a quelques jours, d'un suspense concernant mon entreprise. Il a pris fin hier et de la meilleure manière.

Comme vous le savez peut-être, je suis sur le point de créer une entreprise de cours particuliers de français à notre domicile. C'est sur ce point-là que le bât blessait, puisque la gérance m'a dans un premier temps refusé l'autorisation de recevoir des élèves à notre domicile.

Première réponse de principe en réalité, sans doute pas étrangère au fait que notre bail stipule qu'il est interdit d'y exercer une activité professionnelle.

Heureusement, grâce à notre ténacité, notre motivation et aux grands talents de négociateurs du Gars, l'autorisation m'a finalement été accordée hier.

Je peux donc vous présenter en exclusivité mondiale ma petite salle de cours :




J'ai même une jolie pendule, comme il se doit dans une classe :

La création de mon entreprise n'est à présent qu'une question d'heures.

Je vais ainsi faire demain une petite excursion à Moudon, au Registre du Commerce, histoire de formaliser cela.

(Et c'est là qu'il est pertinent de se demander pourquoi le Registre du Commerce est niché dans une bourgade de pas même 5000 habitants à 25 km de Lausanne, au lieu d'être logiquement situé à Lausanne, Capitale de Canton que je sache.)

dimanche 11 mai 2008

Point de vocabulaire (2)

Entendu vendredi : "On sonne chez vous sans autre à 13h30, alors."

Bien qu'ayant deviné le sens de cette phrase, je me suis amusée à chercher la définition de "sans autre" sur le net.
Grâce au site Termes régionaux de Suisse Romande et de Savoie, j'ai trouvé la suivante : "sans autre formalité", qui correspondait bien à mes déductions.

J'ai du coup passé un peu de temps sur ce site bien fourni qui donne un peu l'impression d'être plongé dans une chanson de Georges Brassens.

J'ai notamment retrouvé des expressions qui m'avaient marquée par le désarroi qu'elles avaient fait naître en moi, mais que je n'avais néanmoins pas réussi à retenir.

C'était lorsque le plombier était venu opérer dans nos toilettes. A la fin de son ouvrage, alors que du plâtre et autres salissures trainaient ici ou là, il a requis, je cite, "une ramassoire et un époussoir."

Devant mon air un peu paniqué et alors que je ne bougeais pas vraiment, il a reformulé : "vous auriez une pelle à balayures et un époussoir ?"

Craignant qu'il ne soit légèrement dyslexique, j'ai fait l'hypothèse qu'il avait une tendance à mélanger les suffixes, mais j'ai dû assez vite constater que pelle à balayoires et époussure ne me paraissaient pas plus suggestifs.

Ma foudroyante rapidité de déduction ajoutée aux mimes légèrement agacés du plombier m'ont finalement permis de me mettre en quête d'une pelle et d'une balayette bien françaises.

Faire appel à quelqu'un pour déboucher ses toilettes peut déjà être conceptuellement un peu humiliant, mais là, j'ai eu franchement l'impression de cumuler, quand même...


free music

vendredi 9 mai 2008

A l'emporte-pièce

Pour passer mes examens à l'Alliance Française, Zürich et Lyon étaient les villes les plus proches. Et malgré la présence de pétillants Français à Zürich, je n'étais pas emballée à l'idée de m'immerger dans un monde germanophone pour passer ces épreuves.

L'Allemand n'est pas une langue qui m'inspire beaucoup.
Alors l'alémanique zurichois...

J'ai vécu près de 18 ans à 75 km à peine de la frontière allemande, fait mes études à Strasbourg et étudié l'Allemand pendant 5 ans. Je suis pourtant toujours restée imperméable à cette langue.

Quand ça veut pas, ça veut pas, que voulez-vous...

Lyon a donc été un choix facile. Je ne connaissais pas du tout cette ville, en avais un certain a priori (je ne suis pas spécialement fan des grandes villes).

J'ai finalement été agréablement surprise par ce que j'ai vu, essentiellement grâce à mon étudiant de petit frère, qui s'est mué en guide parfait dans le Vieux Lyon.

J'ai aussi apprécié l'esprit des Lyonnais. Ainsi, du haut de ma formidable expérience de deux jours, je dirais que ceux-ci me sont apparus moins stressés et stressants que les Parisiens et moins hâbleurs que les Marseillais, ce qui me semble être un compromis intéressant.

Ayant ainsi mis les Zürichois, les Parisiens et les Marseillais définitivement dans ma poche, je retourne à ma création d'entreprise, pour laquelle on nage d'ailleurs en plein suspense.

Mais ceci fera l'objet d'un autre post...

Examens

Retour à Lausanne.

Résultats des examens en juillet, on a le temps de voir venir, mais je ne suis pas vraiment inquiète.

Curieux de revenir au temps des révisions, des fiches bristol, des convocations d'examens, des appels en début d'épreuve, des signatures de fiches de présence en fin d'épreuve, des surveillants bienveillants, du temps qui tourne, des 10 min à garder à la fin pour se relire, des regards stressés avant l'épreuve, des regards soulagés, dubitatifs ou agacés en fin d'épreuve, de la paix voire du vide qui nous habite quand tout est fini, des comptes-rendus au Gars, aux parents, aux amis, des spéculations sur une mention, de l'interrogation sur la tête qu'aura ce diplôme...

Curieux, mais pas désagréable.

Presqu'une nostalgie.